Citation de la semaine no 154
18 septembre 2026
Clin d’oeil à l'équipe d’Aujourd’hui l’histoire qui diffusait cette semaine un épisode consacré aux soins apportés aux malades à l’époque de la Nouvelle-France.
À côté des apothicaires et des chirurgiens, on trouvait alors des ramancheurs qui soignaient les fractures, les entorses et les dislocations. Ce métier, resté populaire au Québec jusqu’au 20e siècle (non seulement chez les agriculteurs et les bûcherons, mais aussi dans la population urbaine), occupe d’ailleurs une place importante dans les récits folkloriques québécois. Certains ramancheurs, comme Flavien Boily (Charlevoix) ou Noël Lessard (Beauce), sont devenus légendaires.
Au tournant des 19e et 20e siècles, les premiers glossaires québécois enregistrent les mots ramancheur et ramancheux, tout comme les autres mots faisant partie de la même famille lexicale comme ramancher « reboîter, replacer » et ramanchure « action de ramancher », que nous citons aujourd’hui d’après le glossaire de Narcisse-Eutrope Dionne paru en 1909.
Ne manquez pas ce texte de l’ethnologue Serge Gauthier pour en savoir plus sur ce métier traditionnel (sur le site de l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française).
Ramanchure, n. f.Action de ramancher. Ex. C’est une mauvaise ramanchure, je crois que le docteur s’est trompé, allons chercher un ramancheur.
Source de la citation :
Narcisse-Eutrope Dionne (1909), Le parler populaire des Canadiens français, Québec, Laflamme & Proulx imprimeurs, p. 547. [Corpus Mots-Diqcos]