Citation de la semaine no 144
8 mai 2026
Si vous connaissez le mot gawa, vous venez sans doute du Saguenay, où le mot est apparu dans les années 1980 et 1990. Il désignait alors les amateurs de musique métal, reconnaissables à leur look caractéristique. Et comme l’illustre l’extrait du roman La déesse des mouches à feu, dont l’histoire se déroule à Chicoutimi-Nord au milieu des années 1990, les filles gawa étaient des femmes très maquillées.
Comme le montre bien la citation, le mot avait alors une connotation péjorative. Si ce côté dépréciatif est encore attesté, il semble que le mot est parfois utilisé plus positivement aujourd’hui, notamment pour évoquer des personnes jugées authentiques et audacieuses. Gens du Saguenay, pouvez-vous nous éclairer?
Je comprenais pas ce qu’il faisait avec elle d’ailleurs, elle avait un bourrelet de taille pis elle se maquillait en gawa. Elle se dessinait une ligne de crayon bleu marin en dessous des yeux pis pas au-dessus.
Source de la citation :
Geneviève Pettersen (2014), La déesse des mouches à feu, Montréal, Le Quartanier, p. 30. [Corpus CLIQ]