Citation de la semaine no 135

Du 3 au 5 mars 1971, le Québec a reçu d’importantes quantités de neige accompagnée de vents forts. Cette « tempête du siècle », comme on l’a rapidement surnommée, a laissé près de 50 centimètres de neige à Montréal et jusqu’à 90 centimètres dans les Laurentides.

Sans surprise, les gens qui ont été interviewés au printemps de la même année pour la constitution du corpus Montréal 1971 se souviennent très bien de la paralysie qui s’est emparée de leur ville. Plusieurs évoquent les difficultés de déplacement, l’aide apportée aux voisins mal pris, les dommages causées, la tâche herculéenne de déneiger la ville.

Le métro a roulé exceptionnellement dans la nuit du 4 au 5 mars pour permettre à la population de se déplacer. C’est justement le métro qu’a pris Georges T. (pseudonyme) pour se rendre au travail alors que les autobus étaient pris dans la neige. On l’écoute en appréciant certains de ses traits de prononciation montréalais, dont la diphtongaison dans le mot ouvrage.

La tempête a affecté tout le Québec et l'Est du Canada. Avons-nous des abonnés qui s'en souviennent?

L’hiver bien habituellement: il-y-a toujours les problèmes de neige, hein? (…) Moi vous-savez qu’avec les tempêtes qu’on a eues j’ai: pas manqué un heure d'ouvrage heu: J'ai été capable de me rendre pareil. Même la grosse tempête heu: Je me suis rendu au: métro à pied. Il-y-avait pas d'autobus ' me suis rendu pareil.

Source de la citation :

Gillian Sankoff, David Sankoff et Henrietta Cedergren (1971), « Entrevue Georges T., 30’71 ». [Corpus Montréal 1971]