Citation de la semaine no 122
7 novembre 2025
Clin d’œil aux élections municipales de dimanche dernier qui ont fait élire plusieurs femmes à la tête des municipalités québécoises et qui nous fournissent l’occasion parfaite pour parler de féminisation des titres!Comme l’illustre bien l'extrait du roman Mort-terrain de Biz (Sébastien Fréchette), dans lequel on retrouve des péripéties impliquant la mairesse d’un petit village du nord du Québec, c’est bien le mot mairesse que nous utilisons pour désigner les femmes élues à la tête d’une municipalité. Cette distinction reflète une réalité bien ancrée : les femmes occupent pleinement des fonctions politiques et la langue française telle qu’employée ici reconnaît leur rôle par un terme spécifique.Contrairement à l’usage de l’Hexagone, nous n’utilisons pas maire comme appellation féminine. Le féminin officiel est mairesse, et il est couramment utilisé dans les documents administratifs, les médias et le langage de tous les jours.
Claude a répondu :
– La mairesse est pour. Les conseillers vont suivre. Comme toujours.
Ratel a repris :
– Il va falloir organiser l'opposition citoyenne. Faites-vous pas d'idées, hein. Y en a qui vont être pour, d'autres, contre. Ça va polariser le village, vous aurez jamais vu ça. Ça peut même devenir agressif.
Source de la citation :
Biz [pseud. de Sébastien Fréchette] (2016) [2014], Mort-terrain, Montréal, Leméac, p. 177. [Corpus CLIQ].