Citation de la semaine no 114

Le canal de Lachine, creusé pour permettre aux navires de contourner les rapides du même nom sur le fleuve Saint-Laurent, célèbre ces jours-ci son bicentenaire.

Ouvert à la navigation en 1825, il a été un important catalyseur économique et industriel et a largement contribué au développement de Montréal. Si le canal n’est plus utilisé à des fins commerciales aujourd’hui, il demeure un lieu de plaisance apprécié de beaucoup de Montréalaises et Montréalais.

Preuve que les grands projets d’infrastructure mettent parfois du temps à se concrétiser, un projet de loi déposé à la fin du 18e siècle souhaitait déjà la construction de ce canal. L’idée avait été rejetée à l’époque parce que jugée trop coûteuse. Dans Le bon vieux temps, Hector Berthelot raconte comment le projet a fini par voir le jour après ce premier échec.

Dès 1792, les marchands de Montréal comprirent la nécessité d’ouvrir une communication par eau entre la métropole et Lachine. En cette année, un bill fut présenté au premier parlement provincial à l’effet de creuser le canal. Le bill fut rejeté par la chambre qui n’avait pas alors à sa disposition de moyens pécuniaires suffisants pour réaliser ce grand projet.

Source de la citation :

Source: Hector Berthelot (1924), Le bon vieux temps : première série, Montréal, Librairie Beauchemin, p. 68. [Corpus CLIQ]

Illustrations provenant de Parcs Canada :

Carte postale illustrant le canal de LachineTravaux d'élargissement du canal en 1920