Citation de la semaine no 108

Apparu dans la musique rap dès la fin des années 1990, le mot keb (ou queb), parfois aussi écrit avec un accent, est de plus en plus utilisé au Québec. Souvent associé aux jeunes, on trouve aujourd'hui le mot dans la publicité, dans les journaux et aussi... dans la littérature, comme c’est le cas dans cet extrait de la pièce J’accuse d’Annick Lefebvre, publiée par la maison d’édition Dramaturges.

Keb est généralement utilisé dans le sens de « québécois francophone », souvent pour évoquer les aspects les plus stéréotypés de la culture ou de la société québécoises. S’il véhicule parfois une connotation péjorative, keb peut aussi être connoté positivement comme marque identitaire.

Utilisez-vous spontanément keb ? Et si oui, quel sens donnez-vous à ce mot ?

Ce n’est pas vrai que je suis contre la loi 101. Ce n’est pas vrai que je vous traite de kéb. Ce n’est pas vrai que la seule chose de la culture québécoise qui m’intéresse c’est le contenu des quatorze albums anglophones de Céline Dion.

Source de la citation :

Annick Lefebvre (2015), J'accuse, Montréal, Dramaturges Éditeur, p. 36. [Corpus CLIQ]