Citation de la semaine no 104

Cette semaine, nous faisons un clin d’œil à la pièce « Parler mal » qui est actuellement à l’affiche au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui.

La pièce, qui aborde le thème de l’insécurité linguistique chez les francophones au Canada, est jouée par deux artistes originaires du « pays chiac » situé dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. C’est justement cette région qui est évoquée dans l’extrait de Jacques Ferron cité aujourd’hui.

Le mot « chiac » désigne le français acadien parlé dans cette partie du Nouveau-Brunswick, et notamment dans la ville de Moncton. Le chiac est différent à bien des égards du français acadien parlé ailleurs dans la province, entre autres par les nombreux emprunts à l’anglais qu’il contient. L’origine du mot est incertaine, mais il pourrait s’agir d’une déformation de Shediac, une petite ville à proximité de Moncton.

Ne manquez pas la pièce avec Gabriel Robichaud et Bianca Richard qui vous permettront d’en apprendre davantage sur le chiac et sur la réalité sociolinguistique du français au Nouveau-Brunswick !

Patrick […] était allé s’établir […] le long de la rivière de Cocagne qui descend vers la Grande-Baie, laquelle fait une échancrure dans la Côte-d’Or, ainsi qu’on nomme le littoral du golfe dans le voisinage de Shediac, sans doute à cause de sa belle plage de sable blanc. Ce n’en était pas moins dans le pays chiac, même que c’était dans ce qu’il a de meilleur.

Source de la citation :

Jacques Ferron (2008) [1971], Les roses sauvages : petit roman suivi d'une lettre d'amour soigneusement préparée, Montréal, Bibliothèque québécoise, p. 33-34.