Citation de la semaine no 143

La semaine dernière, nos collègues du projet Français de nos régions publiaient une carte qui rappelait que le mot catin pour désigner une poupée était jadis bien implanté dans l’Ouest de la France. Cet usage s’est maintenu en français québécois, même s’il est plutôt vieilli aujourd’hui, sauf dans certaines régions.

Saviez-vous que ce mot était aussi utilisé au Québec pour désigner le pansement qu’on utilise pour soigner un doigt blessé (voire le doigt blessé lui-même)? Voici comment Louis-Philippe Geoffrion décrit cet emploi dans une chronique de langage publiée en 1924.

Qui parmi vous connaît encore cet emploi ou l’a déjà entendu dans la bouche de ses parents ou grands-parents?

Comme dans le Berry, le Nivernais, l’Anjou, l’Orléanais, la Touraine et la Saintonge, catin se dit […] pour doigt malade enveloppé d’un linge, ainsi que pour le linge qu’on entortille autour d’un doigt malade. Poupée a d’ailleurs ces deux sens en français. 

Source de la citation :

Louis-Philippe Geoffrion (1924), « Zigzags autour de nos parlers. Simples notes », Le Soleil, Québec, 26 janvier, p. 16. [Corpus ChroQué]