Corpus CFPQ : français parlé au Québec

Vidéo

Accéder à la transcription textuelle de la vidéo

https://www.youtube-nocookie.com/embed/Cg1GgjxLr4g

Transcription textuelle de la vidéo

[Générique d'ouverture : Logo UdS, en partenariat avec le gouvernement du Québec. En texte apparaît : Corpus CFPQ (Corpus de français parlé au Québec), ainsi que les logos du CRIFUQ et du Fonds de données linguistiques du Québec.]

[Gaétane Dostie, professeure, Université de Sherbrooke] :

Le corpus de français parler au Québec, CFPQ, c'est un corpus multimodal parce que on a fait des enregistrements qui sont évidemment audio, vu qu'on travaille sur la langue, mais aussi vidéo. 

Ça prend en compte ce qui est verbal, donc les mots, ça prend en compte les intonations puis ça prend en compte la gestualité. Multimodalité, ça veut dire ça. 

C'est un corpus de conversations à bâtons rompus, de conversations familières, entre 3 ou 4 personnes qui se connaissent bien, des personnes d'une même famille ou des amis proches. 

L'idée, c'était d'avoir une parole qui était naturelle. Donc, de voir des gens qui conversent autour d'un verre de vin ou dans un jardin, dans des lieux familiers comme dans le salon ou la cuisine d'une des personnes qui participaient à l'enregistrement, qui pouvaient justement converser sur toutes sortes de sujets où on leur donnait des questions auxquelles ces personnes-là devaient répondre. 

La variété de français qu'on voulait, c'était le natif, le québécois pur laine en fait. Donc l'idée, c'était d'avoir un corpus de langue familière pour étudier les particularités de la langue orale. En particulier sous l'angle lexical, c'est-à-dire les petits mots que je viens de nommer, donc les marqueurs discursifs qui ont des fonctions dans les interactions verbales qui sont variées. 

C'était d'avoir aussi des données pour nous, dans diverses régions du Québec. À Québec, à Montréal évidemment, mais aussi en région. Donc on a Chicoutimi, on a le Bas-du-Fleuve, l'Estrie est bien représentée dans le corpus.  

Il y a eu beaucoup de séances de travail où on a réfléchi à comment on va décrire des gestes, comme par exemple, « elle s'est tournée », puis donc, on a fait un guide des transcriptions de gestes. Donc on on a établi comme des conventions. 

Ma fierté, c'est peut-être que c'était une intuition au départ qu'il fallait enregistrer avec la vidéo. Puis finalement, je pense que ça a servi à quelque chose. Ma fierté, c'est aussi qu'il y a beaucoup d'étudiantes qui ont pu faire des maîtrises à partir du corpus. Donc, qui ont travaillé avec des données de corpus, qui ont travaillé sur l'oral, ça donnait le goût aux gens.  

C'est quand même bien, parce que ça a fait avancer la réflexion puis la recherche, là.

[Générique de fermeture : En partenariat avec le gouvernement du Québec et logo UdS, Université de Sherbrooke.]

Description

Le Corpus de français parlé au Québec (CFPQ) est un corpus multimodal, ce qui signifie qu’il intègre les trois dimensions qui sont caractéristiques d’une interaction verbale en face-à-face, soit les dimensions d’ordre verbal, paraverbal et gestuel. Le corpus met en scène 112 personnes âgées de 15 à 95 ans qui conversent dans un lieu familier.